Comment j’ai soigné ma TFL?

Après plus d’un an de galère de fin 2010 à mi-2012, ma TFL (ou tendinite du fascia lata) semble enfin être un mauvais souvenir. Voici mon parcours:

2010: Début décembre, je participe à la Saintelyon trail nocturne de 68 kilomètres à l’époque. Je termine les derniers kilomètres avec une douleur au genou droit qui est encore plus forte le lendemain aussi bien en marchant qu’en faisant du vélo. Je m’arrête deux semaines et reprend doucement le footing, malheureusement au bout de vingt minutes, la douleur est de retour. Je persiste à vouloir tenter mais inexorablement la douleur revient toujours en moins d’une demi heure. Je ne comprends pas trop ce qui se passe, car durant l’année j’ai enchainé plusieurs semis, un trail de 45kms, un ultra de 103kms et un autre trail de plus de 50 kilomètres.

2011: Je consulte en début d’année un médecin du sport qui me diagnostique assez rapidement une TFL, commence donc mon parcours de soin. Il réalise tout d’abord plusieurs séances de mésothérapie qui consiste à injecter à l’aide d’une petite seringue de l’anti-inflammatoire directement sous la peau du genou pour traiter localement la douleur.

mesoMalheureusement, ces séances n’ont eu aucun effet sur moi. Mon médecin de l’époque m’invite également à prendre rendez-vous chez un podologue. La consultation consiste en une analyse statique et dynamique. En statique, l’examen consiste à tenir debout sur une balance qui permet de représenter la répartition du poids au niveau des pieds. Le diagnostic affirme que « j’appuie » en moyenne 8% de plus sur ma jambe droite que gauche. L’examen en dynamique consiste à courir sur un tapis de course tout en étant filmé. Le podologue m’annonce que j’attaque trop ma foulé par l’extérieur du talon et compense en fin de foulée en appuyant sur mon gros orteil. Je reste assez dubitatif quant à l’examen qui est réalisé pied nus… or ma foulée à l’époque est totalement différente selon que je porte des chaussure ou non. Je ressors avec une belle paire de semelle orthopédique pour environs 150€ qu’il faudra renouveler tous les deux ans. Le protocole de reprise est le suivant: débuter par 20 minutes de jogging puis glacer le genoux. Augmenter ensuite progressivement de 5 minutes chaque sortie.semelle_orthopedique5 Au début je n’ai pas trop de douleur, mais toujours une sensation bizarre sur l’extérieur du genou. Finalement lorsque j’atteins une heure de course, la douleur est de nouveau très présente. Je recontacte mon podologue qui ajuste mes semelles(=augmenter la hauteur des cales) et je reprends le protocole des 20 minutes de footing. Toujours le même résultat… une sensation bizarre dans le genou et une douleur qui apparait entre une heure et une heure trente.  Je règle une dernière fois mes semelles fin juillet 2011, mais rien n’y fait, je ne peux pas vraiment courir plus d’une heure trente. Je retourne chez mon médecin du sport qui est tout étonné que la douleur soit toujours présente et réalisé une énième séance de mésothérapie qui comme je pouvais le prévoir est complètement inefficace. Il me prescrit par la suite des anti-inflammatoire par voie orale. Une nouvelle fois aucun effet si ce n’est me donner des douleurs gastriques. Je passe une IRM début octobre qui confirme une inflammation du tendon et aucune autre anomalie n’est relevée au niveau de l’articulation. Je tente tout de même de courir les 20kms de Paris mais abandonne au 11ème kilomètre. Je commence à explorer d’autres voies de traitement et consulte un ostéopathe qui ne descelle aucun problème structurel. Au cours de l’année, j’ai également consulté mon dentiste qui ne constate aucun problème dentaire.

2012: Après quelques mois en dilettante à mettre la course à pied un peu de coté, je consulte finalement un chirurgien en avril.  Il manipule mon genou et sent comme une bursite au niveau du tendon. A l’issue de l’examen, il me propose une opération chirurgicale qui consiste à découper une fenêtre au niveau du tendon afin de l’assouplir et ainsi éviter le frottement avec la partie osseuse du genou. Je réfléchis et même si l’envie de recourir « normalement » est très forte, je ne donne pas suite. Je pense qu’à l’époque l’idée d’avoir un arrêt de travail de 2 à 3 semaines n’était pas compatible avec mon projet professionnel. En parallèle je commence à courir avec des chaussures minimalistes depuis le début de l’année et même si cela ne stoppe pas la douleur, j’ai depuis quelques temps de bien meilleures sensations au niveau du genou avec le changement de foulée qui l’induit. Je me teste fin mai 2012 sur un petit trail Vosgiens de 24kms. Je termine la course en près de 2h30 et surtout avec aucun problème! En novembre je cours un marathon et termine sans aucune douleur.

barefoot

Durant cette longue période j’ai lu un peu de tout sur internet concernant le traitement de cette tendinite et je tiens tout d’abord à dire que je n’ai aucune légitimité médicale, je parle donc juste par expérience.

Avec le recul, ma vision est la suivante: pour une tendinite du genou, « malheureusement », ce n’est pas musculaire et les tendons étant moins vascularisés, la cicatrisation dans tous les cas va prendre plus de temps qu’à l’habitude, le repos est donc une part intégrante de la guérison. La visite chez le podologue bien qu’ayant été totalement inutile dans mon cas est tout de même en règle générale la meilleur façon de traiter une TFL via le port de semelles orthopédiques. C’est l’occasion de réaliser un bilan complet de posture et à analyser au mieux le déroulement de la foulée et ainsi mettre en évidence certains déséquilibres. Les semelles orthopédiques sont parfois décriées car elles entraineraient un surplus de travail musculaire et de stress articulaire mais je ne rentrerai pas dans le débat.

La prise d’anti-inflammatoire sous toutes ses formes est quelque chose que je ne recommanderai sauf pour un caractère exceptionnel (course dans quelques jours ou fortes douleurs). Ces derniers font « logiquement » diminuer la douleur mais ne traitent pas la cause « réelle » de la tendinite et provoquent même dans le cas de cachet des effets secondaires désagréables. Une poche de glace reste pour moi un très bon moyen de diminuer l’inflammation. La solution de l’ostéo ou du kiné peut obtenir de bons résultats selon certains témoignages, en ce qui me concerne l’ostéo n’a rien trouvé et j’étais persuadé que le kiné n’aurait pas été d’une grande aide, je n’ai donc pas réalisé de consultation chez ce dernier. Néanmoins travailler l’assouplissement du fascia-lata et pratiquer le renforcement musculaire peut être un vrai plus pour prémunir cette blessure. De nombreux exercices sont facilement trouvables sur internet.

La TFL a pour cause généralement un conflit mécanique: déséquilibre ou caractéristique morphologique qui entraine un tendon a venir « frotter » l’os du genou, c’est donc cette cause qu’il faut traiter en premier. Dans mon cas, la course « minimaliste » a été mon salut. Mon changement de technique avec attaque par le milieu du pied et non par le talon suppose un déroulement complètement différent de ma foulée et donc la diminution de la torsion au niveau du genou qui a entrainé la tendinite. Ce changement de posture a également eu d’autres effets bénéfiques : lors de préparations marathon ou trail, vers la fin du programme, je ressentais constamment des douleurs diverses notamment au niveau du tendon d’Achille qui était douloureux à la palpation. Aujourd’hui, je ne ressens plus cette gène alors que j’ai même augmenté mon volume de course.

En conclusion de ce post, je tiens une nouvelle fois à préciser que ce qui a marché pour moi ne « doit » pas  forcément fonctionner pour quelqu’un d’autre. Chacun suivra un traitement spécifique pour cette tendinite. Certaines personnes prennent simplement du repos et n’auront plus aucun soucis, d’autres seront obligés d’aller jusqu’à l’intervention chirurgicale. Je signale quelques autres solutions alternatives: j’ai eu quelques échos positifs de la genouillère spéciale TFL de la marque Zamst, le modèle RK-1 qui empêcherait certaine torsion du genou mais à un prix assez élevé (60€). Des podologues recommandent l’utilisation de k-tape, sorte de strapping permettant un meilleur alignement de l’articulation. Derniers points à signaler et qui serait pourtant la première vérification à effectuer : inspecter l’état de ses chaussures qui avec l’usure peuvent entrainer une foulée inhabituelle et être à l’origine de blessure.

genouillere-rk-1-taille-s

 

 

Fin 2013 et 2014

L’année 2013 est sur le point de se terminer. J’ai certes participé à peu d’épreuves cette année, mais j’ai néanmoins réalisé un volume kilométrique plus important que d’habitude avec 1241 kms au compteur.

La seule véritable épreuve à laquelle j’ai pris part, à savoir le marathon des vignobles d’Alsace me laisse un souvenirs mitigé. J’ai adoré le parcours, mais mon temps final impacté en grande partie par la chaleur ternit un peu le tableau. Le semi de Lille de cette année reste pour moi anecdotique car je m’y suis présenté sans aucune préparation. Le dernier point positif à mentionner pour cette année concerne l’absence quasi totale de blessure.

Pour 2014, j’ai un peu plus d’ambition. Je compte notamment m’aligner après plusieurs années d’abscence(dont l’édition 2010 pour cause de blessure!) au marathon de Paris le 6 avril prochain. Mon meilleur temps sur le parcours date de 2008 avec un modeste 3h18. Je partagerai certainement mon plan marathon prochainement.

marathon paris 2014

Je prendrai également part au semi de Paris un mois plus tôt mais je suis conscient que je ne pourrai pas y performer en raison d’un stage de natation prévu quelques jours avant.

Pour la deuxième partie de 2014 rien n’est encore décidé, soit je continue sur ma lancée semi et marathon, soit je retourne faire un petit tour en montagne, ou dernier option… si je déménage je pense que je prendrai part à mon premier triathlon.

Semi-marathon de Lille 2013

Bon, pas d’entrainement, pas de temps…

J’ai pu effectivement le vérifier le 31 août dernier. Avec pratiquement aucune sortie depuis début juin, je décide de courir le semi histoire de me faire plaisir. Comme prévu, les performances n’ont pas suivi.
En plus de cela, ma montre n’a pas trouvé les GPS avant le départ et sa mémoire était pleine, je ne pouvais donc pas contrôler mes pulsations cardiaques, ni mon temps, ni la distance gps.
Enfin de toute façon, aucune excuse, je termine en 1h28’35 à la 381ème place. Je n’ai pas été dans le rythme du début à la fin de la course, j’ai même beaucoup ralenti (pulses aux alentours de 163!) sans m’en rendre compte. Je termine un peu mieux les derniers kilomètres, en me forcant à adapter un rythme un peu plus correct.

Marathon du Vignoble d’Alsace 2013

Petit retour sur ma participation au marathon des vignobles d’Alsace le weekend dernier.
Au départ près de 800 coureurs, mais surtout une température très élevée. Je pars donc avec un nouveau porte-gourde à ma main.

Je débute doucement, la chaleur est là et le profil du parcours n’encourage guère à partir trop vite. Je passe le 10′ en 41’29. A l’approche de la dure bosse du 17ème, je ralentis naturelement la cadence mais une fois passée, je ne parviens pas à relancer. Je passe le semi en 1h30’40 qui confirme bien que je suis pas très bien… J’ai vraiment très chaud mais pense à m’hydrater régulièrement. Le deuxième semi ressemble plus à un chemin de croix, je n’avance plus, et tourne à des allures entre 4’20 et 5′ selon la difficulté du parcours. Paradoxalement je reprends quelques coureurs…

Je termine en 3h04’38 à la 12ème position. Vu la chaleur, je ne pense pas que j’aurai pu faire plus aujourd’hui.

Récit Marathon de Strasbourg 2012

Retour sur ce marathon, un peu plus d’une semaine après l’avoir couru.

Samedi 27 octobre, retrait du dossard au Zenith de Strasbourg, la météo est exécrable : de la pluie est du froid. Une éclaircie est toutefois annoncée pour le lendemain. L’après-midi, je réalise une ultime sortie de 20 minutes avec quelques courtes accélérations histoire de faire tourner les jambes, mais le froid et l’humidité sont vraiment contraignants.

Le dimanche matin, le réveil n’est pas trop compliqué avec le changement d’heure, j’avale une ou deux tranches de pain d’épice, un thé, et je suis d’attaque pour partir. Dehors, le soleil est au rendez-vous, les températures sont par contre négatives et je n’ai rien prévu pour : pas de gants, de bonnets etc.

Mon beau-frère nous accompagne ma sœur et moi, c’est plutôt bien car je peux porter un sweat et un bas de survêtement le temps d’aller sur la ligne de départ et de m’échauffer. C’est un peu compliqué de trouver la ligne de départ, beaucoup de personnes qui courent dans tous les sens et pas trop d’indications.

On trouve finalement l’entrée et je découvre avec surprise des sas de départs, grâce à mon (vieux) temps de référence sur la distance, je pars dans le sas 3h, je trouve l’idée un peu présomptueuse car je suis dans l’interrogation totale sur mon état de forme..

Après un dernier encouragement vers ma sœur, je rentre dans le sas et fait quelques échauffements surtout pour essayer de me réchauffer un peu. Le temps avant le coup de feu est vraiment long et est même retardé de 15 minutes environs. Finalement on démarre, beaucoup de monde le long de la route pour le premier kilomètre, c’est très festif.

 Je contrôle mes pulsations cardiaques et aperçoit un chiffre assez gros : 174 ! Je suis pourtant assez bien et court depuis moins de 5 minutes. J’arrive à la borne du premier kilomètre et regarde mon temps de passage : 4’30 ! Je ne comprends plus trop, je n’ai pourtant pas trop l’impression de me traîner…  finalement il s’agissait d’une erreur de placement de cette dernière. Je passe en réalité en 4 minutes, après le passage du deuxième kilomètre, mes puls descendent soudainement à 155, ce qui semble plus en adéquation avec mes sensations.

Le premier ravitaillement au 5ème kilomètre arrive très vite, même trop vite.. Je ne pense pas du tout au gel et en ouvre un en catastrophe après avoir pris un gobelet d’eau. Une fois de plus j’en mets bien plus à l’extérieur que dans ma bouche, il faudrait vraiment que les organisateurs trouvent une solution permettant de remettre les petites bouteilles d’eau sans forcément bloquer l’aspect environnemental. Avec l’eau du gobelet renversé sur mes doigts, ces derniers sont gelés !

Ces premiers 5 kilomètres s’avalent assez rapidement, je commence à me réchauffer également. Les dix kilomètres suivants passent très vite , je suis au 10ème kilomètre aux environs de 40’47. Tout va pour le moment assez bien, les puls ne s’affolent pas et le genou est transparent. Je profite pas mal du parcours, je revois notamment la commune d’Illkirch que je connais assez bien.

Peu après le 12ème, je croise mon beau-frère qui me donne une demi-banane qui me fait grand bien, surtout en raison du goût de gel qui me reste un peu dans la bouche en raison du peu d’eau que j’arrive à avaler avec les gobelets.

On arrive au passage en Allemagne avec la traversée du Rhin via le pont Pfimlin. Depuis quelques kilomètres, je cours seul, les seuls autres concurrents que je croise sont des participants de l’ekiden. Le pont est grandement exposé au vent, la température diminue une nouvelle fois. Alors que je m’étais bien réchauffé, j’ai de nouveau un peu froid. J’aperçois un groupe de coureurs à environs 500m devant moi. Je décide d’accélérer afin de me protéger un peu mieux du vent, je fais la jonction environs 1 kilomètre après l’arrivée sur le sol Allemand. Je ne sais pas si cet effort me pèsera par la suite car j’ai pas mal accéléré pendant 2-3 kilomètres avec un fort vent de coté. Je passe au semi en 1’27’30, tout se passe pour le moment assez bien.

Je reste un petit moment dans ce groupe, en effet, le parcours est maintenant pleinement exposé au vent et se déroule en majorité sur des pistes cyclables en bordure de champs. Certains passages sont plein vent de face, obligeant notre rythme à pas mal ralentir.

Le parcours est assez linéaire et pas très intéressant. Juste avant le trentième kilomètre, j’oublie une nouvelle fois de sortir un gel avant le ravitaillement, je le sors en catastrophe et le fait tomber… petit arrêt, marche arrière et c’est reparti. Les ravitaillements gobelet m’agacent vraiment de plus en plus ! Je passe le 30ème kilomètre en 2h04’34, le physique va toujours pour le mieux.

Au fur et à mesure, je remonte le groupe. Le rythme me semble même trop lent et décide donc d’accélérer un petit peu et lâche le groupe enj compagnie de deux autres coureurs revenus à notre niveau. Malheureusement peut de temps après, j’ai une assez forte douleur au tendon d’Achille du pied droit. Depuis quelques temps je ressentais cette douleur lors de palpation. Chaque appui devient très douloureux. Mon beau-frère m’avait dit qu’il serait peut être en Allemagne le long du parcours et des idées d’abandon me traversent l’esprit. Il reste presque 10 kilomètres et je ne me vois pas pouvoir finir. Je tente plusieurs choses : attaquer plus par le talon, ça calme un peu la douleur, autre moyen : je diminue grandement l’envergure de ma foulée c’est plus efficace. Je regagne un peu de vitesse mais je perds pas mal de temps par rapport à mon rythme des 30 premiers kilomètres, je perds 10 à 15 secondes par kilomètre alors que je suis globalement bien c’est assez frustrant.

Le passage en France s’effectue via la passerelle des Deux rives, j’avais lu plusieurs articles disant que ce serait un endroit clé mais au final je n’ai pas vu de grosses difficultés. Ca monte un peu certes, mais c’est tout de même très court.

Depuis quelques temps, j’aperçois le meneur d’allure 3h revenir assez vite sur moi et pour corser le tout, mon genou commence à me chiffonner. Malgré la lassitude et la douleur je décide de m’accrocher et force un peu mon rythme sur les derniers kilomètres, histoire de soigner le chrono.

Je reste en contact et atteint finalement la place Broglie en plein centre de Strasbourg en 2h59’18 en 60ème position. Une nouvelle fois un peu déçu car j’avais la forme pour faire beaucoup mieux. Avec le recul, j’aurais signé pour un temps en dessous de 3h avant de partir surtout avec une préparation un peu light pour un marathon.

Nous attendons ma sœur qui arrive dans un temps canon de 3h46’49, améliorant par la même de 11 minutes son record !

Au final un marathon sympathique, quelques petits problèmes d’organisation dus certainement à la jeunesse de l’événement. Le parcours en Allemagne n’est pas très passionnant avec les longues lignes droites interminables exposées au vent. L’arrivée sur la place Broglie est par contre très sympa, et le coupe-vent finisher m’a agréablement surpris.

J’ai plutôt bien géré la course ne me mettant jamais dans le rouge comme le montre ma courbe de pulsation cardiaque. Pour finir  mes temps de passage donnés par ma montre :

 

A venir, marathon Eurodistrict Strasbourg Orteneau!

J’ai finalement franchi le pas.. Je me suis inscrit sur un marathon. Je cours maintenant depuis plusieurs semaines voir mois sans de trop grosses gênes au genou droit. L’inflammation du tendon a diminué, la raison n’est pas très claire pour moi, en tout cas je n’utilise plus mes semelles orthopédiques, je pense que dans mon cas, elles sont inutiles. Le seul changement notoire est ma foulée; je cours en effet depuis octobre en minimaliste très souvent, j’attaque donc dorénavant par le milieu du pied et non plus par l’extérieur du talon comme précédemment. Ce n’est pas pour autant un remède miracle car j’ai parfois des gênes qui ré-apparaissent.
Début septembre, j’ai couru le semi de Lille, je n’ai vraiment ressenti aucune douleur ou sensation bizarre lors des 21 kilomètres, à cela s’ajoute un temps assez encourageant pour une reprise. Depuis 1 mois j’ai donc poursuivi l’entrainement, certes avec beaucoup de séances manquées en raison de déplacement professionnels et autres, mais le peu de fractionnés et de sorties longues passent pour le moment assez bien, j’ai donc décidé de participer au marathon de Strasbourg le 28 octobre. Ce sera presque un ultime test avant d’envisager la suite.

 

Ce sera la première édition pour ce parcours passant par l’Allemagne et quelques communes en périphéries de Strasbourg que je connais assez bien (Ostwald, Illkirch etc.), le tout avec un dénivelé relativement clément: +102m. Je n’ai pas d’objectif chronométrique précis pour cette course, je verrai la forme le jour-J !

Test New Balance Minimus MR00

Un peu plus de quatre mois et presque 180 kilomètres au compteur que j’utilise les dernières New Balance Minimus MR00, je profite donc de l’occasion pour faire un premier retour d’expérience.

Petit historique pour débuter, New Balance lance ici sa nouvelle génération de Minimus, la première nous avait réservé une très bonne gamme de trail (MT10) que j’utilise encore aujourd’hui. Le précédent modèle route (Minimus road) « semblait », quant à lui, beaucoup moins abouti selon les différents retours que l’on peut lire sur Internet.

Je ferai donc ici une simple comparaison par rapport au MT10. Tout d’abord le poids,  la MR00 a été allégée pour atteindre un poids de 180grammes contre 201gr pour les MT10 en pointure 9,5US.

Modèle NB MT10 en bas

La semelle, réalisée une nouvelle fois en collaboration avec Vibram est certes moins accrocheuse étant donné que l’on a affaire ici à un modèle route et non typé tout terrain, néanmoins la protection fournie est suffisante contre les cailloux et autres aspérités que l’on retrouve sur le bitume.

Semelle MT10 à gauche et MR00 à droite

Autre grande différence à noter, le drop de la semelle est dorénavant nul! Contre 4 mm pour la MT10. On se rapproche donc très fortement de la sensation pieds nus!

Comparaison Minimus MR00 et Nike Vomero5 de même pointure( chaussures certes très opposées!)

Le matériau supérieur est à double densité avec un maillage évoquant les alvéoles d’un nid d’abeille, c’est donc très flexible et très aéré, par contre je ne trouve pas l’esthétique du haut de la chaussure très attrayante.

Le chaussant me rappelle beaucoup celui de la MT10, c’est très confortable et il est agréable de courir avec ce modèle bien que l’amorti soit très fin. Avec les MT10 je ne mets jamais de chaussette, paradoxalement avec les MR00 j’ai repris l’habitude de les porter avec de fines socquettes.

 A première vue on pourrait penser que l’espace réservé aux doigts de pied a été réduit, mais cela ne semble pas avoir bougé une fois les chaussures enfilées. En course, les sensations sont bonnes, le drop de 0mm apporte encore une expérience supplémentaire par rapport au 4mm des MT10. J’ai notamment pu le constater par des petites courbatures aux mollets qui sont réapparues alors qu’elles n’étaient plus présentes avec le modèle trail de New Balance. A choisir je me sens définitivement mieux dans ce modèle que dans les MT10.

Les ayant commandées sur un site Anglais, le prix est de £67.5 soit 84€ environs, ce qui est dans la gamme de prix Minimus de New Balance. Comme pour chaque pratique du minimaliste, je suis censé rappeler les notions de progressivité et adaptation, mais personnellement, je pense c’est avant tout au coureur de se renseigner et d’adapter ses sorties en conséquence.

Récit Mini-Trail de Wurzel 2012

Après plus d’un an sans avoir couru en milieu montagneux, je fais enfin mon retour sur des sentiers de randonnée. Malgré des prévisions météo pessimistes, le beau temps est de la partie sur Villé, sympathique commune située sur le versant oriental du massif des Vosges.

Au programme 24 kilomètres pour 1000m D+, je n’ai pas de préparation, je verrai bien quelles sont les sensations du jour.

Le départ est donné à 8h30, peu de temps avant l’organisation nous accorde un bref point sur le parcours. A peine 20 mètres après le départ, on emprunte un premier sentier de rando qui doit nous mener jusqu’au somment de la crête de la Honel a environ 600m d’altitude. Mes jambes tournent bien dans les premières pentes, je n’ai pas fait d’échauffement avant mais je guette mon cardio qui semble m’annoncer des pulsations un peu trop rapide. Effectivement peu de temps après je suis obligé de baisser la cadence tant je peine à trouver mon souffle!

 

Après 30 minutes d’ascension, la pente s’adoucit, je récupère un peu, mais le cardio est toujours trop haut. Je passe le premier point d’eau sans m’arrêter. La descente vers le ravitaillement du 10ème kilomètre est assez plaisant, c’est technique, parfois un peu humide, mais globalement j’ye prends pas mal de plaisir, malgré les jambes qui tremblent au début. Je remplis vite fais la petite bouteille d’eau que j’avais emporté, boit un coca et repart très vite attaquer la montée du Guichat Rougerain à 760m. Les premières pentes sont assez fortes, je marche par moment, le reste de l’ascension peut se faire sur un petit rythme de course. Je suis mieux sur cette deuxième montée, je commence à rattraper quelques coureurs alors que j’avais l’impression de me faire doubler sans arrêt jusque maintenant. La dernière descente est très ludique et piégeuse, surtout un passage avec énormément de racines d’arbre, pour corser un peu la difficulté je porte de veille chaussure de running pas du tout typé trail et je glisse par moment. On arrive enfin à presque 4 kilomètres de l’arrivé sur une partie relativement plane à travers les champs qui n’a pas trop d’intêret et qui m’a semblé assez longue pour rejoindre le centre sportif de Villé. Je m’accroche et tente de garder un rythme correcte sur ces derniers kilomètres.

Je franchis l’arrivée en 2h24’53 à ma montre, 2h26’39 en temps officiel et 26ème position. Le temps n’a au final pas trop d’importance tant je suis surpris par le fait de n’avoir rien ressenti au niveau du genou, c’est vraiment bizarre! Je me ravitaille un peu et repars en arrière faire les derniers kilomètres avec ma soeur et mon beau-frère, tout deux présents sur le même parcours.

Au final, un trail très agréable, de superbes paysages, un parcours technique bien balisé. Je regrette presque de ne pas avoir couru le 52kms, mais avec le genou indécis et sans réele préparation ce n’aurait pas été très judicieux. Encore un gros merci aux organisateurs pour ce très bon moment!

 

A suivre mini-trail du Wurzel

Une très forte envie de courir m’a poussé à m’inscrire au mini trail du Wurzel dans les Vosges ce dimanche, malgré un genou toujours hésitant.
Au programme, 24 kilomètres et 1000mD+. Cette course sera pour moi l’occasion de tester une fois pour toute mon genou et décider si l’opération est nécessaire tant mes sensations sont paradoxales d’une séance d’entrainement à une autre.

 

Visite chez le chirurgien

Je suis allé consulter un chirurgien orthopédique sur les conseils de mon médecin du sport. La consultation n’a pas duré bien longtemps. Après avoir expliqué les traitements utilisés depuis un an, il a ensuite manipulé mon genou, le chirurgien a senti comme une bursite au niveau du tendon. A l’issue de l’examen, il m’a proposé une opération chirurgicale afin d’assouplir le tendon au niveau de mon genou et ainsi éviter un frottement trop important. Il m’a bien précisé que l’opération donne de bons résultats en général mais peu parfois ne pas être suffisant pour soigner la TFL.
Il faut compter environs 2 à 3 semaines d’arrêt de travail suite à l’intervention, je dois donc voir assez rapidement avec mon activité professionnelle pour planifier tout cela.