Test New Balance Minimus MR00

Un peu plus de quatre mois et presque 180 kilomètres au compteur que j’utilise les dernières New Balance Minimus MR00, je profite donc de l’occasion pour faire un premier retour d’expérience.

Petit historique pour débuter, New Balance lance ici sa nouvelle génération de Minimus, la première nous avait réservé une très bonne gamme de trail (MT10) que j’utilise encore aujourd’hui. Le précédent modèle route (Minimus road) « semblait », quant à lui, beaucoup moins abouti selon les différents retours que l’on peut lire sur Internet.

Je ferai donc ici une simple comparaison par rapport au MT10. Tout d’abord le poids,  la MR00 a été allégée pour atteindre un poids de 180grammes contre 201gr pour les MT10 en pointure 9,5US.

Modèle NB MT10 en bas

La semelle, réalisée une nouvelle fois en collaboration avec Vibram est certes moins accrocheuse étant donné que l’on a affaire ici à un modèle route et non typé tout terrain, néanmoins la protection fournie est suffisante contre les cailloux et autres aspérités que l’on retrouve sur le bitume.

Semelle MT10 à gauche et MR00 à droite

Autre grande différence à noter, le drop de la semelle est dorénavant nul! Contre 4 mm pour la MT10. On se rapproche donc très fortement de la sensation pieds nus!

Comparaison Minimus MR00 et Nike Vomero5 de même pointure( chaussures certes très opposées!)

Le matériau supérieur est à double densité avec un maillage évoquant les alvéoles d’un nid d’abeille, c’est donc très flexible et très aéré, par contre je ne trouve pas l’esthétique du haut de la chaussure très attrayante.

Le chaussant me rappelle beaucoup celui de la MT10, c’est très confortable et il est agréable de courir avec ce modèle bien que l’amorti soit très fin. Avec les MT10 je ne mets jamais de chaussette, paradoxalement avec les MR00 j’ai repris l’habitude de les porter avec de fines socquettes.

 A première vue on pourrait penser que l’espace réservé aux doigts de pied a été réduit, mais cela ne semble pas avoir bougé une fois les chaussures enfilées. En course, les sensations sont bonnes, le drop de 0mm apporte encore une expérience supplémentaire par rapport au 4mm des MT10. J’ai notamment pu le constater par des petites courbatures aux mollets qui sont réapparues alors qu’elles n’étaient plus présentes avec le modèle trail de New Balance. A choisir je me sens définitivement mieux dans ce modèle que dans les MT10.

Les ayant commandées sur un site Anglais, le prix est de £67.5 soit 84€ environs, ce qui est dans la gamme de prix Minimus de New Balance. Comme pour chaque pratique du minimaliste, je suis censé rappeler les notions de progressivité et adaptation, mais personnellement, je pense c’est avant tout au coureur de se renseigner et d’adapter ses sorties en conséquence.

Point matériel SainteLyon

Aujourd’hui petit point matériel, en particulier ce qui concerne le transport de l’eau et autres produits énergétiques. Le parcours relativement roulant de la Saintelyon ainsi que le nombre important de ravitaillement me laisse penser qu’une capacité en liquide proche d’un bidon de 500ml est suffisante. Il est important de noter que pour cette édition 2010, le nombre de ravitaillement est passé de sept à cinq. Je ne compte pas emporter un camelpack, de récentes douleurs aux épaules lors des derniers trails m’ont amené à délaisser ce choix pour la course. J’ai donc investi il y a peu dans une ceinture porte-bidon, mon choix s’est porté sur le modèle Salomon Trail Belt.

J’ai opté pour cette solution tout d’abord car je voulais me tourner vers une ceinture à la place d’un sac en raison du faible équipement à emporter pour la course (seule la couverture de survie est obligatoire).  La capacité en eau de la ceinture est de 3 x 200ml ce qui devrait être suffisant pour les 69 kilomètres. Enfin le transport de trois fioles permet de diversifier les liquides, mais surtout d’équilibrer autour de la taille la ceinture, ce qui est véritablement un point noir de l’ensemble des ceintures porte-bidon que l’on trouve dans le commerce (ballotement, ceinture qui remonte etc.). J’ai déjà effectué deux sorties longues et voici mon opinion:

Stabilité: Il ne faut pas s’attendre à une ceinture qui va venir se caler au niveau de la taille. Ce sera plus une ceinture qui sera bien équilibré si elle est serrée sur le bas de la sangle abdominale. Le seul petit bémol vient du système d’attache des portes-flacons :

Ces derniers sont en effet reliés à la ceinture via une simple pression ce qui permet de moduler le nombre de bidon que l’on souhait emporter. Néanmoins, au fil du temps, on peut constater qu’ils tournent un peu. Je pense qu’une simple épingle devrait résoudre le problème.

 

Tenue des bidons: Le produit ne propose pas de porte-bidons orientés à 45° pour faciliter la prise en main comme on peut le constater dorénavant sur beaucoup de modèle « uni-bidon ». Les fioles sont ici contenues dans de petites poches élastiques, il y a également une petite sangle de rappel que l’on peut entourer sur le haut des flacons.

Au final, Les bidons tiennent certes très bien, il n’y a pas de risque qu’ils s’éjectent en pleine course, mais d’un autre coté les sortir devient assez difficile, ainsi que les remettre. Avec l’habitude, on y arrive un peu plus aisément.

Rangement: La poche fournie est fixée à la ceinture, on ne peut donc pas la déplacer à la différence des portes-fioles. Cette dernière permet d’emporter quelques gels avec une capacité certes assez réduite.

   

Malgré quelques petits défauts, la Salomon Trail Belt n’en demeure pas moins un très bon produit avec la qualité première que l’on recherche pour une ceinture de running: savoir se faire oublier.

Pour la Saintelyon je compte donc l’utiliser en « customisant » un peu le produit. Je vais tout d’abord y ajouter une poche Salomon un peu plus grande, afin de pouvoir transporter dans de meilleures conditions de l’alimentation solide.

 

Enfin pour la spécificité de la Saintelyon, à savoir la course de nuit, j’ai également ajouté une frontale à l’aide d’un simple élastique.

Voilà au final l’équipement que je compte emporter lors de ce trail. Je suis actuellement en train de réfléchir à l’idée de pouvoir emporter un coupe-vent car les poches sont trop étroites pour contenir un vêtement.

Pour information, le prix de la ceinture Salomon se trouve aux alentours de 30€ (achetée précisément 28,50€).

Point Matériel après l’UTB

Petit retour sur le matériel utilisé pour ce premier ultra trail. Pour rappel, le règlement de la course stipule:

 

Matériel obligatoire : tout concurrent devra posséder en permanence :

  • Une réserve d’eau d’une capacité minimale de 0,6 L.
  • Des réserves alimentaires.
  • Une lampe, une couverture de survie, un sifflet.

Tenue vestimentaire et rechange

Le concurrent devra posséder, au minimum, sur tout le parcours les vêtements suivant de taille adulte :

  • Une veste  ‘coupe-vent’.
  • Un vêtement ‘haut’ à manches longues.
  • Un vêtement ‘haut’ à manches courtes.
  • Un vêtement ‘bas’ type short ou corsaire.
  • Un collant.
  • les Manchettes amovibles ou Manchons de membres inférieurs ne remplacent pas les vêtements obligatoires.
  • Le matériel obligatoire sera contrôlé avant le départ de l’épreuve.
  • Le contrôle du matériel pourra être effectué, sur le parcours, par le responsable des ravitaillements ou par les contrôleurs

 

L’utilisation d’un camelpack est bien entendu nécessaire et là se posent divers questions: bidons, poche à eau, contenance etc.?

N’ayant jamais couru d’ultra auparavant, mais avec quelques expériences en moyenne distance, je sais qu’une poche à eau me convient. Ensuite en ce qui concerne la contenance, beaucoup de marques proposent des sacs de contenance 20L qui semblent pas mal prisés à la lecture des différents forums et autres sites de course à pied. Après avoir fait quelques essais, j’ai finalement opté pour un sac 11L et plus précisément le sac Diosaz 10 raid Team de Quechua.

 

 

Plusieurs raisons, tout d’abord le poids 320gr à vide, ce qui en fait un des sacs les plus légers. J’ai apprécié  les nombreuses poches disponibles sur le sac notamment celles sur la sangle ventrale, enfin il est livré avec un sifflet intégré et une poche à eau, le tout pour un prix est très compétitif. Seul petit point négatif, le scratch de la sangle ventrale après plusieurs heures de course n’est plus très confortable, je ne l’attachais donc plus(cela cachait également mon numéro de dossard aux contrôles!)

Je ne sais pas si je renouvèlerai l’utilisation d’une poche à eau sur une si longue distance car j’ai eu pas mal de douleurs au niveau de la nuque pendant et après la course. Je pense en effet à l’avenir opter pour des bidons situés sur les bretelles avant afin de mieux répartir le poids de l’équipement. Niveau veste coupe vent et collant, j’ai pris du classique de chez Décathlon. En ce qui concerne les maillots, je suis parti en manche courte avec au dessous un vêtement de type « seconde peau » pour éviter les frottements. Je les ai changées à Plan Mya grâce au sac de rechange transporté par l’organisation.

Aux pieds, j’ai utilisé des chaussettes de chez Sockx que j’ai également changé à Plan Mya (vu la forte probabilité de mes pieds à générer des ampoules, repartir avec des pieds secs n’était pas un luxe..)

J’ai utilisé des manchons de compression pour les mollets, pour les chaussures, une paire de Salomon XT-Wings (achetée moins de 60€ via un site anglais de vente en ligne!)

Leur réputation n’est plus à faire, et j’ai par ailleurs vraiment bien adopter cette chaussure, particulièrement pour la protection à l’avant du pied.

Enfin en ce qui concerne l’alimentation j’ai alterné chaque heure entre gels (Squeezy effort long et Overstim anti-oxydant) et barres de céréale (quel l’on trouvent en grande surface) sauf quand un ravitaillement se présentait.

Pour la frontale, une traditionnelle Petzl Tikka Plus 2 fut largement suffisante. Pour rappel, je n’ai pas utilisé de bâtons.

Jonathan